54 Bis « non cest à côté ».
54 Bis – « non c’est à côté ».
Alors là vous me lisez mais sachez que je suis aussi motivé que quelqu’un qui va se faire fusiller.
Donc, que dire de plus, à propos de ce week end ? Mis à part que j’ai eu l’impression que c’était : aller chercher Barbara et Damien à l’aéroport, puis les redéposer. C’est en effet passer très vite, beaucoup plus qu’un week end normal.
Samedi 6 mai 2006, 17h45, plus quelques minutes puisque ça fait belle lurette que j’ai arrêté d’être ponctuel, je parque ma voiture dans le lieu approprié de l’aéroport John Lennon, Liverpool. Je sors et me fait déjà héler par Barbara et Damien, qui pour trois jours, ne me lâcherons pas, telles des mouches accrochés à la croupe d’une vache normande. 
Nous arrivons à la maison, Barbara a déjà trouvé le moyen de m’énerver en me disant, comme à chaque fois qu’elle se trouve à mes côtés en voiture, que je conduis mal. Oui or moi j’ai jamais failli nous tuer hein ! Ouais le coup de dépasser en Bretagne ou au retour de l’anniv’ d’Alexandre, je vous jure que je savais qu’il y avait personne après ce camion dans cette montée. Ils m’offrent mes cadeaux d’anniversaire, d’ailleurs les garçons j’ai adoré vos dessins qui m’ont bien fait marrer. (j’ai commencé le bouquin ça a l’air chouette). Après une rapide installation (j’ai une petite chambre et ils n’ont pas amené des masses de trucs) nous décidons que ces placards et frigos ont un grand besoin d’être remplis, alors nous allons à ASDA pour faire des coucourses. Ensuite, apéro bien légitime, repas, et of course pub où Barbery et Dam rencontrent le Willowbank team, soit en réalité le « Djouls’ crew ». 
En gros, ça boit, ça rigole et ça va se coucher.
Nan mais vous pensiez vraiment vous en tirer comme ça ?! ouh que non !
Donc nous buvons au Willowbank, Cath et Chumley sont là, et à la fermeture nous décidons avec eux, Guy, Bridget et mes deux invités, de découvrir Liverpool by night, Liverpool la magnifique, avec sa grande roue et ses feux d’artifesses, en d’autres termes, Liverpool la salope. 
Mes congénères sont bien sûr frappés par la nudité des autochtones en rut et s’étonnent complètement du pourquoi du comment je suis encore puceau dans cette ville.
Là-bas nous allons au Jack-o-randa, buvons un ou deux coups puis sortons. Bridget, qui n’avait pas eu l’idée de pisser avant, est allée supplier les videurs du bar d’en face pour assouvir sa vessie (oh si saviez comme je m’en tape, j’écris ce que je veux). Elle nous reviens ensuite en pleurs puisqu’elle se serait apparemment faite poussée violemment mais je n’ai pas tous compris aux détails de l’histoire. Nous décidons d’aller quelque part, tout commence à fermer et refuser les gens, nous finissons après avoir longtemps hésité et être carrément partis, avec B et D et Guy, d’aller au La’go où les autres étaient restés. Nous ne sommes restés que le temps d’un verre, Barbara était crevée et avait une migraine. En plus c’était trop bruyant ce qui est mauvais pour cette grosse pute d’oreille gauche qu’est la mienne. Nous rentrons en Taxi et nous couchons vers les 3h je crois mais je le répète, je passe pas mon temps les yeux rivés sur ma montre.

Dimanche, je me réveille dans mon futon et me dis qu’il est en fait très bien. Et comme ma mémoire flanche je sais plus trop ce qu’on fait, tout est confus. Bon on a dû commencer par un petit déj’ dehors car le temps était pas trop pourri. Puis il a plu. A un moment ça s’est calmé alors on est allé à la plage, première fois pour moi dans ce pays. On a bien rigolé, j’ai couru dans le sable et ai rapporté la balle, crinière au vent. Ensuite on est rentré, sur le chemin on s’est arrêté à un immense marché couvert, dans une usine ou entrepôt de clope désaffecté. C’était assez impressionnant. Au niveau des produits vendus, c’était entre du bas de gamme d’un marché normal (sans les fruits et légumes et les vendeurs qui braillent) et Emmaüs. 

Pis on voulait manger, alors on a laissé El Taco (ma caisse) en ville et sommes allés à Edwards, un pub moderne et sympa où j’étais déjà allé avec mes parents pour bouffer. Damien a essayé le Fish n’ Chips traditionnel qui ne me disait rien (j’aime pas le poissooooooon ! y a plein d’arrêtes), Barbara et moi avons pris un hamburger (un chacun, z’êtes bêtes ou quoi ?) assez énorme et un vrai de vrai, pas un comme à Mac Do. On a aussi pris des Onion rings (nan pas des rangs d’oignons) qu’alex m’avait fait découvrir, espèce de cercles d’oignons frits, ressemblant d’extérieur fortement à des calmars à la romaine. Puis je crois qu’on est rentré, on a regardé un film en prenant l’apéro, puis sommes allés au Kelly’s Dispensary (pub en face de chez moi, plein de djeuns, un peu à chier) avec Tom. 

Lundi, il a fait vraiment un temps de merde, On est allé prendre un English Breakfeast typique vers midi. C’était en fait que mon deuxième depuis que je suis ici. Je voulais les amener où j’avais le mien puisqu’il était réputé être le meilleur mais c’était fermé. On est donc allé dans un autre, près de ma banque, qui s’est avéré beaucoup meilleur. On s’est bagaré pour savoir si l’espèce de nugget qui nous était servie était du poisson ou de la patate. C’est en fait Damien qui avait raison (ce qui m’agace mais passons) puisqu’après demande d’information auprès du serveur dont l’accent Scouse était très prononcé, il s’agissait en fait d’oignon et patates.
On est allés en bus en ville, pour voir la Tate Art Gallery et mourir (ahah) et en fait c’était fermé comme chaque lundi cette merde. On a quand même vu les docks qui sont assez sympas, mais ce temps de meeeeerde, ah ! 
Du coup on s’est rabattus sur une autre attraction typiquement anglaise : le shopping. A l’origine moi ça me dérangeait pas, je pense que ça soulait un peu Damien, on y allait donc pour MAAAAdaaaaaaaaaame Odile Derai ! Résultat, D et moi nous sommes acheté pleins de crucs et B ne s’est rien trouvé. On est retourné à ce même pub qui est près de Matthew Street, la rue où les Beatles ont commencé leur carrière, pour prendre un goûter délicieux à base de chocolat, glace à la vanille (ma préférée, nan en fait c’est une des seules que j’aime), gaufre et autre Toffee (mmm, moi en ce moment je suis plutôt toffee…), ce qui m’a permis d’enfin goûter à ce dernier.
Le soir on est allé au Willowbank, Guy et Tom étaient là aussi. J’ai dû m’endormir vers 2h30.
Puis le lendemain, le réveil de Damien a sonné à 5h, heure française, donc à 4h. On s’est levé, on est passé par chez Guy à 6h15 pour le conduire aussi à l’aéroport avec sa mère. J’ai quitté tout le monde à 6h45 et suis rentré pour prendre mon petit déjeuner et m’apprêter à passer une journée de merde. 
Sinon la bibliothèque est fermée jusqu’au 22 mai, donc je ne pourrais pas répondre aux mails que vous auriez pu m’envoyer par miracle. N’ayant plus que 7, 17 livres sur mon compte, c’est pas demain que je vais aller dans un cybercafé, puisque j’ai découvert avec joie que je ne pouvais être à découvert avec ce compte de merde. 
Une élève est tombée en cassant sa chaise aujourd’hui, j’ai beaucoup ri.
(les photos un autre jour parce que les photos de Madaaaaame sont trop grosses, comme elle...)
