49- Gros n'importe quoi
Je ne ne suis vraiment pas du genre à me venter (quoi que) et pourtant, c’est sans honte que je vous annonce que j’ai passé un week-end mémorable. Et ça tombe bien car c’était le dernier. En effet demain j’entame non sans une certaine pointe de tristesse ma dernière semaine de stage au sein d’un magazine guitaristique et rock n’ rollesque de renommée internationale.
Je n’ai malheureusement aucune photo pour appuyer mes faits, je vais donc vous demander un peu d’imagination et beaucoup de crédulité.
Vendredi soir, nous allâmes avec Sylvain boire un coup avec Marine puis chez ce premier pour continuer la soirée. Soirée finalement tout ce qu’il y a de plus classique. Ce ne fut pas du tout le cas le lendemain, où cocasserie et improbabilité les plus totales se donnèrent rendez-vous pour un cocktail explosif.
Vers 17 heures je me trouvais dans ce que l’on pourrait qualifier de fnac quand un certain Sylvain, ancien stagiaire et donc mon supérieur (putain ça fait mal), m’appelle pour me solliciter expressément à venir prendre l’apéro avec son ami Fiston, alias Renan. Après une pinte nous allâmes courser à Super U afin de nous sustenter toute la soirée durant. Chez Sylvain nous picolâmes avec une conséquence sans pareil, puis nous nous dirigeâmes à une heure incertaine vers
Peu de temps après cet événement fort cocasse, nous nous retrouvâmes enfin chez Cécile, l’amie de Sylvain et de Fiston et dont c’était l’anniversaire. Sylvain essaya sans relâche de se la faire, Fiston s’éprit d’une jeune fille peu ragoûtante, et moi, je sympathisai avec les autochtones de la soirée, à savoir deux italiens,un mec qui ressemblait à John Petrucci avec qui on a parlé musique, guitare, rock n’ roll et tout ce qui s’en suit.
Comme j’en ai déjà marre de vous raconter tout cela, et je sens que vous en avez marre de lire (pour ceux qui sont arrivés jusque là), je vais faire vite.
Alors Sylvain a dragué Cécile comme un CP l’aurait fait, on se chamaille on se fait des pioux on est surtout ridicules, Fiston l’a joué « lover » avec Florine (si c’est bien son prénom) puis nous sommes partis, moi en rigolant, eux brecouilles. Entre temps, Sylvain, qui avait déjà dormi une fois dans le métro parterre, a trouvé le moyen de s’endormir sur le trottoir. Je ne sais par quel miracle nous avons trouvé un taxi, mais nous finîmes à République puis marchâmes jusqu’à Mc Do où nous faillîmes nous faire virer par l’agent de sécurité tant Sylvain devenait familier avec la jeune fille qui prenait notre commande. Une fois de plus j’eus honte, j’ai dû m’assagir quand j’y pense. Nous finîmes par rentrer tant bien que mal vers 5 heures du mat chez Sylvain (enfin chez son frère chez qui il squatte) où un bon quart d’heure nous fut nécessaire pour déplier le canapé lit.
Enfin bref, une soirée comme on n’en fait plus, totalement improbable et inattendue, qui se rapproche plus du rêve éveillé que de la réalité. Bilan : Sylvain et Fiston ont failli se faire péter la gueule deux ou trois fois chacun, ont dragué à eux deux une bonne dizaine de filles (toutes celles qu’ils croisaient), Sylvain s’est endormi deux fois, Fiston a vomi (il dit que non mais à moi on la fait pas) une fois, j’ai rigolé un bon nombre de fois, eus honte encore plus, et quant à être consterné je n’ai pas compté. Une bonne soirée je vous dis.