44- Retour vers le futur
44- Retour vers le futur
J’ai une foultitude de post-it qui s’accumulent sur mon bureau, enfin sur mon écran de Mac. Mais là ça va ça s’est calmé… en plus, je n’ai plus de bureau puisqu’on est trop à la rédac. Donc vous vous dites, pas de bureau, pas de Mac, pas de post-it, donc pas de pression. C’est pas faux. Surtout que demain commencent trois semaines de vacances endiablées avec un début sur les casquettes de roulettes : un séjour à Nantes chez notre Christophe national en compagnie de la crème de la crème, Ysa, Mathieu, Adeline et autres Meuraïne, autant dire que ça ne va pas être de tout repos. Accessoirement nous nous réunissons pour un écrit pour un Master Pro. Je n’ai pas été pris à Grenoble (de toute façon il fait trop chaud là bas, ça m’arrange), alors si j’échoue une fois de plus à Nantes (rappelez-vous l’année dernière, j’étais également rentré brecouille, humilié par les examinateurs qui m’avaient fait comprendre que je ne valais pas une pistache) et que Lyon me dédaigne et qu’on ne me propose pas un job à Guitar Part, je me verrais contraint de vendre mon corps. Mais attention, je suis pas non plus complètement con, je ferai ça sur e-bay.
Je trouve ça un peu trop facile de vous raconter ce qu’il s’est passé, je vais donc vous dire ce qu'il va se passer. Bon, j’ai une vie un peu monotone… demain je vais me réveiller à 7h50 mais comme j’aurai la flemme de me lever je remettrai mon réveil à 8h10, heure à laquelle je ne me lèverai pas, pour cause de flemme une fois de plus. Vers 8h25, je me foutrai un coup de pied au cul (façon de parler, car c’est impossible, essayez pour voir) et me lèverai enfin, me disant qu’aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres (et ce sera le cas). Je filerai avec mes affaires propres dans la douche (dans la salle de bains si vous préférez, non, je ne me douche pas habillé) et ressortirai vers 8h45 me disant comme chaque matin « merde, je vais être à la bourre ». Je me débâterai tant bien que mal dans l’ascenseur avec mon sac à dos et mon sac de voyage qui dépassera facilement les 25 kilos. Je ferai rouler celui-ci sur mon skate jusqu’au métro dans lequel les gens me souleront et je leur rendrai la pareille en les emmerdant avec mon sac à peine encombrant. J’arriverai complètement extenué au boulot, de mauvaise humeur et prendrai un cappuccino qui sera trop chaud. Je regarderai mes mails, les éventuels commentaires sur le blog, d’autres blogs, bosserai, irai manger, bosserai, reprendrai le métro jusqu’à la gare Montparnasse pour prendre mon train à 18h30. Là, ça sentira les vacances, l’écume, le sable fin, bref, la bière. J’arriverai au fief de Christophe vers 21h30, en espèrant qu’il sera encore assez sobre pour venir me chercher à la gare, une bière tendue vers moi puis nous irons dans son QG, aux allures de taverne de maître Kanter. Là, réunion d’anciens alcooliques pas anonymes du tout, souvenirs remémorés, anecdotes en tout genre, bref le genre de conversation qui se termine sur des peaux de bêtes au coin du feu. Le lendemain, épreuve écrite avec des questions du type « qui était à la tête du parlement en 1974 et pourquoi ? » une série de « bah euh… » se suivant entre mes oreilles pendant 2 heures… pour finir par répondre au pif Napoléon Bonaparte, parce qu’il était russe, ou une connerie dans le genre qui ne fera rire que moi le temps que je me rende compte que je ne suis pas pris pour l’oral et que je peux donc passer l’aprèm à