43- Zivabatar !
43- Zivabatar !
Putain de sa race de mort ! alors je vous résume un peu de tout et n’importe quoi complètement en vrac parce qu’aujourd’hui votre Djouls bien aimé se sent bordelique. Alors hier mercredi, le soir, le pub, donc le quizz. Y a un mec, genre arabe, qui s’amène, qui me sourit, je lui retourne le sourire, je suis sûr de l’avoir déjà vu, là il commence à me parler en espagnol, alors on a une conversation hispanique, genre salut comment ça va, tiens c’est la porte du soleil, je m’appelle Pablo et je suis un élève de la classe de Monsieur Tranchant, bref conversation bateau. Je me souviens maintenant que j’avais en effet déjà vu et parlé à ce mec en espagnol à la fermeture du pub un mercredi soir. Qui dit fermeture dit « Julien pas frais ». Incroyablement sympa ce mec d’ailleurs.
En ville un moment je me suis arrêté, comme titaniqué par le spectacle dont mes yeux ébahis n’en revenaient pas. En effet qu’est ce que je vois pas garée sur le trottoir (en fait c’était pas dessus mais à côté), alors ça pourrait être plein de trucs, la vraie question est « qu’est ce que je vois ? » je vois une Twingo. Mais attends ! pas la petite Twingo de merde… LA Twingo, noire, sièges en ruic (cuir en verlant, bande de tâches), jantes 17 pouces d’origines avec pneus taille basse, 16V, (V pour vitesses, en effet c’est un truc de dingue), modèle 2005, soit le dernier en date, celui avec les phares transparents tout jolis. Bref LA bête, là, on parle voitures. Bref y a un gros connard qu’a une Twingo, alors si je le retrouve j’uis pète les genoux. En plus monsieur est un français, et du 57 en plus ! alors moi hier je me dit « 57, 57, putain c’est où ? connais pas c’est de la merde doit y avoir personne là-bas… 57… fifty seven… five, seven… ? » Là je suis parti sur autre chose… en fait nan j’ai limite tiré mes potes par la manche en disant « ‘gad’, gad, y a une Twingo ! une française en plus !” Et là normal ils s’en tapaient…
Ce matin, j’avais un léger mal de crane, et je vous cache pas qu’en arrivant à l’école ce matin j’étais encore un peu bourré. Je suis content, Emma, une Première d’habitude nulle, a très bien parlé aujourd’hui.
Clare et Jess, mes chouchoutes, n’étaient pas du tout motivées aujourd’hui… alors je leur ai sorti mon habituel « moi je m’en fous j’ai mon bac et je parle français » ce qui les motive, normalement, mais là nan. A un moment Clare me demande si je joue au basket aujourd’hui jeudi et je lui dis que non, que je joue uniquement le vendredi. Et elle, elle me dit qu’elle donne des cours de : et là elle me montre son T-shirt sur lequel est écrit en argenté 3 fois « Dance ». Je me dis, elle donne des cours de « nichons »… ah oui que je vous explique. Alors moi je suis un prof, je suis pas sensé regarder les doudounes de mes élèves. Ce qui fait que quand on me dit de regarder la zone doudounesque, je vois rien d’autre. Elle est vraiment marrante Clare, elle est pleine de vie, rousse, la peau pâle et très certainement tendre. Elle me fait penser à Marieke de corps. Enfin Marieke au lycée plutôt. C’est marrant mais la différence entre une nana qui a 18 ans et une qui en a 22, tu la vois. Evidemment il y a le côté psychologique, mais aussi physique. La peau par exemple. La peau d’une fille de 18 ans, c’est une peau de bébé. Je préfère une peau un peu plus âgée, qui a vécu… qui a des traces (pas des traces genre « qui a subit des brutalités »). Nan parce qu’un corps c’est beau, c’est unique, c’est plein de souvenirs, de grains de beauté, de taches de rousseur, c’est vachement personnel, je me souviens de peaux différentes, avec chacune leur parfum, et aussi leur odeur. Oui j’estime qu’il y a une nuance. Mais je me rends compte que c’est pas du tout là que je voulais en venir.
Aussi, Jess à un moment où on, enfin, elles parlaient de cheveux, dit « j’adore les rousses ». Là je lui souris et lui dis qu’il peut y avoir une connotation différente dans sa phrase. Au début elle n’a pas compris, mais Clare, après m’avoir dit que j’avais définitivement des problèmes, lui a expliqué.
Re-hier (complètement décousu chronologiquement parlant), j’ai appris deux contrepétries anglaises, les voici :
- Betty Swollocks (Swetty Bollocks = burnes suintantes)
- Mary Hinge (Hairy Minge = chatte poilue)
Re-aujourd’hui, décidément, il y a eu un exercice d’alarme incendie, niquant la moitié de mon cours avec Clare et Jess. J’ai jamais vu les gosses aussi silencieux et ordonnés. Nan d’habitude, impossible de leur faire fermer leurs gueules à ces petits cons, et vas-y que je cours partout dans tous les sens, et que je marche sur le pied de l’assistant de français et que je suis un gros con… Donc c’était un spectacle inquiétant mais appréciable. On avait l’impression d’être dimanche, pas un bruit. Et ils faisaient le truc vachement sérieusement, avec discipline. Et vas-y que je me remets à brailler dès que l’exercice est fini !
Sinon dans la salle des profs on s’est encore marrés comme des fous-furieux. Paul, le prof d’allemand, disait n’importe quoi en français, puis en espagnol, ne comprenant même pas ce qu’il disait. Apparemment, « pajero » en espagnol veut dire « branleur » (c’est aussi le nom d’un 4x4 de Mitchubichi… ahah y a Mitch dedans !), d’ailleurs en Allemand c’est « Wixen » j’ai dit : ah ouais comme les films ? nan ça c’est avec un « V », comme quoi tout le monde voyait de quoi je parlais. En gros on parlait un peu de tout mais surtout de n’importe quoi, et Paul a demandé à Gill de l’aide pour laisser un mot en espagnol à Yolanda. Cela donnait ça : « je suis en train de me branler, Paul. ». On est des foucards !
Plus tard, je m’apprêtait à lâcher une douce perle et je me suis rendu compte que ça puait déjà. Je me suis donc demandé si je devenais pas incontinent du sphincter, mais après je me suis dis que c’était pas possible puisque je le sentais encore en moi, en train de le retenir comme un fou furieux (j’avais envie). Je regarde Paul (le prof stagiaire) qui sourit… je lui demande si c’est lui et il acquiesce, alors je lui ai dit pourquoi j’avais demandé et pourquoi j’étais étonné.
Je crois que c’est à peu près tout pour aujourd’hui… enfin presque.
J’ai récupéré mon « floppy » à la Librairy, et la nana a presque pas compris ce que je disais, et la nana que j’avais eu au téléphone hier pour lui demandé si elle avait pas trouvé ma disquette oubliée, arrivait pas à écrire mon nom. Piiii, Arrrrr, iiiiiii… not Aaaaye, iiiiiiiiiiii, viiiiii, iiiiiiiiiiiiiiiiiii, èlllll. Bref y avait un postit avec mon nom dessus : Pravel. Connasse ! d’un autre côté je lui en veux pas elle est Pakistanaise. Par contre je lui en veux pour son mauvais goût, elle s’habille avec des rideaux de douche et des tapis persans. Ce qui me rappelle ce gros con de Monsieur Guillemette, prof de maths au lycée qui avait des pulls exclusivement taillés dans des tapis orientaux.
Le meilleur pour la fin. Je sors de l’école, je rentre dans El Taco (ma voiture), roule quelques mètres et me dit que « y a un bruit bizarre », et la pas besoin d’être mécano, même une gonzesse (ah putain ça fait plaisir de temps en temps… nan rassurez-vous, c’est pour mon lectorat raciste-homophobe-sexiste) aurait pu remarquait qu’un problème poussait le conducteur à arrêter la voiture sur le côté, mettre ses « warning » ohhhh feux de détresse si vous voulez ! (parfois vous me faites vraiment chier). Là totalement stupéfait par l’effet de surprise, je découvre que je roule sur la jante plus qu’autre chose. En gros mon pneu était tout mou, dégonflé, crevé quoi ! je m’écris « zivabatar ! » (d’où le titre du billet d’aujourd’hui). Alors je fais demi-tour, roulant à 20 à l’heure comme un vioc, et je change cette putain de roue… tiens je vous la montrer, je vais prendre une photo. Et j’arrive à LP les mains totalement crades, ce que je ne supporte pas. Y a une tripotée d’élèves qui me regardaient changer la roue, les garçons se marraient parce que c’était super drôle, mais surtout parce que c’est des gros cons, et les filles, bien plus matures, se marraient parce qu’elle regardaient mon popotin divin (cf, page d’accueil du blog, je mens pas). Alors je me dis que c’est du vandalisme certainement causé par des vandales. Et là, retournant la roue dans tous les sens, que vois-je, nan mais zyva que vois-je quoi ?! une vis enfoncée dans le pneu… pas étonnant qu’il soit (prononcer « souaille » c’est plus classe) crevé. D’ailleurs j’étais sûr que vous me croiriez pas, j’ai pris des photos. Ca me fait penser que je voulais prendre une photo insolite parce que j’ai repéré des chaussures attachées par les lacets, pendues à un fil électrique dans une rue. Mais elles ont disparu. Je suis déçu.



Sinon je me demandais (attention y a aucun rapport) quel était le film que tu avais vu 3 fois en quatre jours Marc… d’un autre côté tu as des goûts bizarres, je me rappelle que tu étais limite tombé amoureux de Billy Eliot, tu parles d’une fiotte.
Sinon j’ai été témoin d’un accident assez spectaculaire aujourd’hui. Mais pour l’expliquer il va falloir que je fasse des dessins. En fait je suis même pas obligé mais je sais que ça fait plaisir à certaines personnes, en plus j’ai promis (n’est-ce pas la Grnouillette ?) 
Donc moi j’attendais derrière une voiture, sur la gauche une voiture garée sur le trottoir voulait en sortir et partir dans le sens inverse de nous. 
Alors là elle s’engage parce que y a personne.
Et là Paf, et c’est le drame ma chère Corinne !