28- The holydays, ah que zi end !
28- The holydays, ah que zi end !
Bien, après avoir épluché et mangé deux pommes périmées, je me poste là devant mon ordinateur, lui-même à côté de mon assiette d’haricots verts, en train d’écouter Ravi (groupe de la région caennaise si je ne m’abuse) et aussi en train de me dire que celui qui balance que je mange pas sainement se retrouvera avec un ratatinage de tronche dès mon retour tant attendu de vous tous, ô mes fans. Oui, une fois de plus vous avez la preuve que Johnny est en moi. Nous sommes à laveille de la reprise, lundi soir donc (carcomme vous le savez maintenant, en feignasse que je suis je ne travaille pas le lundi), et ma journée a été des plus épanouissantes, ô que oui ! Alors tout d’abord je me réveille comme une fleur à 8h parcequ’un régiment d’éléphants a décidéde faire irruption dans la cuisine, en gros, a décidé de me faire chieeeeeeeer ! Je me dis que tant qu’il y a un lit y a de l’espoir et tente l’impossible : me rendormir. Néni ! je me lève donc vers 9h (oui une heure pour me décider) et je me plante comme un légume devant la télé qui diffuse des clips aussi merdiques que sur MCM, je me sens enfin chez moi, et il faut dire qu’on ne recevait plus cette chaîne pendant longtemps, soulagement donc. Ensuite, courageux, je me dit que je vais à la poste à pieds (une minute en boitant, et bourré) qui me dit (en me prenant pour un demeuré, je vais commencer à me poser des questions) que mon coli que j’attendais avec insistance, envoyé par Alexandre en personne, lui-même, n’arrivera certainement pas puisqu’il s’est certainement perdu comme un gamin dans un supermarché qui vient chialer à la caisse centrale. Sauf que là le papa c’est moi et apparament le gosse que j’ai engendré est une tâche. Avant cela je marche dans la merde sur le chemin, et pied droit ou gauche, qu’importe, ça reste de la merde, colère je vais à la bibliothèque. Alors attendez je vous sens perdus, complètement dans le flou, à 30 bornes de ce que j’ai dit. Je sors de chez moi, là paf caca, ensuite poste, ensuite bibliothèque, ok ? Bref y avait trop de monde donc je suis reparti… chez le coiffeur, qui m’a fait pareil qu’en France pour 60 frcs, alors que je paye d’habitude 17 euros mais où va le monde ma pauv’ dame tant qu’on a la santé sans vous parler de mes rhumatismes. Je voulais retourner à la bibliothèque quand une coilque endiablée me plia en deux, me forçant à hâter le pas et serrer la fesse. Je rentre, je fais ce que j’ai à faire, j’appelle le bureau national de la poste rayon plaintes et je fais ce qu’il ce doit : je me plains, oui mais voilà il faut attendre encore 2 semaines avant que l’on me déclare en effet dans la merde. Je retourne à la bibliothèque en faisant attention où je marche, déçu je n’y vois pas l’espèce de chouquette qui m’a dévoré des yeux la dernière fois. Laissez-moi vous parler d’elle : le teint hâlé, des cheveux noirs, frisés, des yeux pareils, frisés, grossis par des lunettes à montures carrées, genre classe… ouais genre secrétaire un peu coquine (oui Charles cette fois je dis coquine au lieu de pute ou salope parce que ce soir je me sens rooooomantiiiiiiiiiiiiiiique !). Quand je l’ai vue il y avait un ordinateur de libre à côté d’elle mais je ne pouvais y aller puisque un était réservé pour moi, un lui tournant le dos. Et c’est là que je me rends compte que j’aime approcher le danger sans vraiment le tutoyer si vous voyez ce que je veux dire. A l’iut j’étais pareil, dans les salles d’ordi, je me mettais à côté des nanas qui me plaisaient, pour mieux les observer, et certainement dans l’espoir qu’elles me parlent. Parfois j’en apprends de belles sur moi, tiens… Bref, moi, LE mec qu’a rien à perdre, je lui ai pas adressé la parole. La raison est très simple : je suis un looser.
Mais ce n’est pas là que je voulais en venir. Ce que je voulais dire est que j’ai fini de lire « L’Herbe Rouge » de mon écrivain préféré (si on vous le demande dans un questionnaire bidon sur l’amitié, pour voir si vous me connaissez vraiment… bref !),j’ai bien-sûr nommé BorisVian, ce mec aurait pu être dans ma tête, et j’aurai pu être son père. Cet univers ayant des bases réelles et fonctionnant sur un mode imaginaire me rappelle tout simplement moi. Bon je veux pas tout le temps tout ramener à moi. Mais si vous voulez vraiment savoir comment je pense, faites l’effort de lire ce bouquin, une nouvelle, et pas chère en plus (3€95, moins les 5% de la fnac, ça fait largement moins qu’un paquet de clope… ah regardez comment je suis obligé de promouvoir la culture ! j’ai honte !). Un monde qui part un peu en couille pour quelqu’un de terre à terre, mais si on y croit, si on se l’imagine comme je le fais, c’est tout simplement beau, génial. Par exemple le titre : l’herbe rouge tout simplement parce que dedans l’herbe est rouge… faut le voir quoi ! « et le rouge c’est quoi ? le rouge c’est le sang, c’est le sans mais c’est aussi le vin, et qui dit vin dit pot de vin hein Rémy ! » (« C’est arrivé près de chez vous », regardez-le, tout simplement). Généralement, je n’arrive pas à me concentrer, c’est comme ça, j’y arrive pas. Dès que je lâche le fil d’un cours, quand j’écoute de la musique, quand je fais quelquechose d’automatique : donner un cours, aller au boulot… Et pendant tout ce temps je pense, je m’imagine des mondes exactement comme celui de ce bouquin. Je sais pas si ce que j’écris est clair, en tout cas pour moi ça l’est, et je sais pas si tout le monde fait ça, en fait parfois quand je suis déconcentré comme ça, même si je préfère dire pensif, je rêve évéillé.
Sinon j’ai revu « American Beauty » avec Kevin Spacey, film énorme qui m’a fait découvrir une chanson des Beatles : « Because » (de l’album Abbey Road), interpretée divinement par Eliot Smith. Je n’en dis pas plus mais je le conseille vivement c’est un de mes films préférés.
« Usual Suspect » (Kevin Spacey encore… Elsa dédicace : le Kaiser !) que j’ai également re-regardé est une référence que l’on se doit d’avoir vue avant de sombrer dans la connerie passagère.
« Monsieur Batignole » (Gérard Jugnot) qui se laisse regarder une fois sans foutre une entorse à une dinde.
« Donnie Darko », que je ne connaissais pas et que j’ai acheté une poignée de main avec un journal. Vachement pas mal j’ai envie de dire, un mec sous médocs croit voir l’avenir et a surtout un ami imaginaire… bon je sais c’est pas vraiment ça, demandez à Charles moi je suis naz.
« Wallace et Gromit », le dernier, vachement bien.
« Vanilla Sky » reprise lamentable de « Abre los Ojos » avec Tom Cruise (promnoncer Cruïse), Cameron Diaz et toujours Penélope Cruz (prononcer à l’espagnole : Crous, comme le truc à la fac), on note d’ailleurs une apparition très bien venue de ses seins. J’aime les seins. Cependant cette version américaine (les nibards quoi) reste édulcorée au niveau du sens original (et j’en ai vu des nichons…), le tout en se permettant des sous-entendus religieux à deux balles (des gros des petits… tous les genres) qui sont main courante dans le domaine de la reprise (j’aime les téter). Par exemple, et je m’arrêterais là (je préfère quand même mordiller un cou à la peau tendre ou un lobe élastic et taquin), pour les « The ring », ouais « Le cercle » (rien ne remplace des lèvres charnues et humides contre les vôtres), ils se sont pas gênés pour rajouter le truc des chevaux les amerlocs (je dis les vôtres mais je pense les miennes puisque c’est bien de moi dont je parle là… hein…) et pareil pour le bouquin de Marc Levy « Et si c’était vrai » (ahhh dormir dans le dos d’une charmante jeune fille) réintitulé, à injuste titre, « Juste like Heaven » (enlaçant son corps tiède), que l’on traduit,comme vous l’avez fait, par « juste comme le paradis » (la main posée sur son ventre relâché), pure connerie si vous me permettez, rien que dans le titre on a l’apparition d’une interprétation théique à la con (les cheveux fins tombant sur son cou, vous châtouillant les narines quand vous vous penchez pour sentir le parfum de son corps), de plus ils ont complètement niqué le scénar ces gros connards (carressant ses cuisses douces), ils ont coupé pleins de trucs et en on fait de la bouillabesse je vous dis ! (quand elle se retourne dans la nuit pour s’accrocher à vous, un sourire de bien-être aux lèvres), mais le piiiiiiiiiiire ! le pire c’est que ces tâches ils t’en font une histoire qui se termine bien ! (et le matin, ce même sourire, ces yeux grands ouverts, plongés dans les vôtres), juste parce que les gens sont des tarlouses ! ouais les gens ont peur du malheur alors il leur faut du bonheur partout ! (complices d’une nuit detendresse partagée), mais putain si y a quelqu’un qui crève qu’il crève et pis c’est marre ! merde ! « oh on aurait dit qu’en fait il était pas mort parce que quand on vit on peut pas mourir ! » (avec généralement l’halène pas très fraîche), nan parce que moi je le dis : on va tous crever ! (mais qu’importe puisqu’on s’aime).
Alors là je vous demande ce qui est intéressant : les parenthèses ou les pas-parenthèses… hein ? mes pensées intérieures ou mon débat solitaire… (ahah), finalement la dualité de l’homme c’est quoi ? le corps et l’âme ? le cœur et l’âme ? (notion religieuse que l’on remplace notament par « pensée » généralement) la partie imaginative et la partie raisonnée du cerveau ? les parts de féminité et masculinité ? ou tout simplement de la skizophrènie chez un pauvre mec qui vit plus dans sa tête que dans le monde réel ? Vous avez deux heures.