18 chuis grave
Dimanche 11 décembre.
Hier, grosse cuite, ce matin grosse chiasse.
Non c’est pas très glamour une fois de plus, faut pas me prendre pour une fiotte non plus.
Je me suis révéillé comme une fleur fanée vers 10h, la tronche à peine dans le cul, la bouche pâteuse, et presque plus bourré. Je me suis rendu compte que la lumière était encore allumée puisque j’avais oublié de l’éteindre en me couchant. D’ailleurs j’étais plutôt content de me réveiller parce que j’ai fais un rêve bizar dont tout le monde a le secret.
J’avais perdu l’usage de mes jambes à la suite d’un accident cardio-vasculaire et d’un court coma, et le pire c’est que ça avait pas l’air de me terrifier plus que ça. Ce qui est tout de même étrange puisque si il y a bien un truc qui me foutrait les boules ça serait ça, ou perdre ma dernière burne. Et donc je me voyais sauter et ramper sur la BMW décapotable (avec volant à droite) de mon père et la conduire. Ce qui d’autant plus étonnant que : mon père n’a pas une telle voiture ; il ne me la prêterait pas puisque déjà son Seat Altea est sacré, alors une BM… ; et pour finir, conduire quand on sent pas ses jambes…
D’ailleurs je ne me suis même pas demandé si ma fonction vitale (le baïte = la bite en anglais) était toujours valide. Bon la chute est on ne peut plus merdique puisque je crois que je finissais par dormir chez un flic, dans un lit simple, dans une chambre bleue. Le plus zarbos (putain pas mal celui-là j’y avait jamais pensé…), c’est que je vivais pas le truc plus que ça, parce que normalement dans mes rêves je vis le truc à fond, je réagis. Mais là j’étais juste un observateur, je regarder un autre moi faire des trucs mais je crois que je savais que c’était pas moi.
Donc si on tente d’analyser la situation, ce rêve signifie que mes jambes sont très importantes car elles sont un prolongement de mon sexe, donc de mon âme ; je crois que le fait d’être en Angleterre me travaille légèrement ; je me fais même chier dans mes rêves ; ma chambre est bleue, y a pas de doute ; mais pourquoi un flic ? j’étais en danger ? danger de mort ? aurai-je pactisé avec le diable ? (car chacun sait que je n’aime pas trop les flics, surtout depuis qu’ils ont allègé mon permis, les enfoirés de merde), je crois que cette histoire est plus ou moins liée au livre « Le Scaphandre et le papillon » que j’ai terminé il y a quelques la semaine dernière, lecture conseillée par Seb si je ne m’abuse… tant de questions que c’est moi que c’est pas possible que je répondre… isn’t it ?
Tiens changeons de mouton, vous vous rappelez certainement cette fille dont je vous parlais il y a de ça quelques articles… alors Chumley m’avait dit il y a deux semaines que c’était une vraie salope qui avait couché avec je sait plus qui, et qu’elle me trouvait trop impatient, et que ça sautait aux yeux que je voulais lui montrer de quel poids je me gauffre, alors que je lui avait parlé qu’une fois pour lui demander où se trouvait ce putain de lait.
Donc jusqu’à présent je me disais que cette fille, bien que très jolie, était complètement conne et parano.
Or, hier on en reparle avec Chumley (The Chum, ou Chum 41), et il me parle d’Anna. Alors moi, content comme y a pas, remuant déjà la queue, je dis, deux points ouvrez les guillemets (à chaque fois que j’écris ce mot je pense à M.Guillemette la tapette, mon prof de maths de 2nde qui s’habillait exclusivement avec des tapis presans ou des rideux de douche, mais trêve de digrétions je sens que je vous agace déjà…) : « ah, donc elle s’appelle Anna… ! » fermez les parenthèses (ça me fait penser à la cafèt’ de la fac, devenue non-fumeur paraît-il, et j’ai découvert le nom de la cafèt un an après y avoir passé mes journées jugeant le dit lieu (ahahah lieu-dit…dit lieu… marrant nan ?) plus sousjacent que mes cours (l’emploi du mot sousjacent est totalement fortuit)… bon ça va je déconnais c’était pour vous perdre dans votre lecture, je suis si magnanime !
Et donc il me dit oui elle s’appelle comme ça etc… et il me dit que ce soir (hier) y avait une teuf avec les gens d’asda et qu’elle y serait sûrement. Il me dit que Marc la connaît. Or, moi, pas con, j’ai déjà demandé à Marc et il la connaît pas du tout puisqu’elle est nouvelle. Alors je lui dis et je lui demande si c’est bien celle que je lui ai montrée à ASDA, quand elle faisait ses courses et que Chumley bossait. Là il me dit non, il dit qu’en fait il parle de Louise qui est brune et à qui j’ai en effet parlé une fois. Au bord de la méningite totale, je lui demande alors qui est Anna et comment s’appelle la nana qui m’intéresse, ce à quoi il répond qu’Anna est une blonde qui bosse à ASDA (sans vraiment savoir pourquoi on parle d’elle) et qu’il ne connaît pas le nom de la seconde puisqu’elle est nouvelle. Donc contrairement à certains, l’alcool me rend très patient. Donc en gros :
- Y a une nana que je connais à peine qui me trouve oppressant (connasse) alors que j’ai dû lui parler 10 minutes dans sa pauvre vie de merde, mais d’après Chumley, y a peut-être moyen de se la faire même si elle ne m’intéresse pas.
- Y a une nana qui bosse à ASDA et qui s’appelle Anna, ce qui me fait des beaux tibias.
- Je sais toujours pas comment s’appelle l’adorée de mon cœur.
- Elle sait même pas que j’existe…
- Avec Chumley, faut qu’on se décide de quelque chose : boire ou parler, parce que, apparament, faire les deux en même temps on y arrive pas.
Donc ça fait deux semaines que je crois que la fille que j’ai en tête est nympho, parano et donc plus ou moins conne, et malgrès ça je lui en veux pas, je suis vraiment un prince, le prince du rail même, je devrais être cheminot comme mon papi jadis, ah putain c’est beau l’amour à sens unique ! pfff tellement neubrik ! (= « quel con » en langage dauphin… allez viens skippi, je t’emmène chez le véto il crois que t’es pas un dauhin mais un berger allemand, quel con… et après on fait un saut chez mon psy, s’il me voit pas toutes les 3 heures il devient barge…)
Et skippi, en son fort bravo*, pensa : « wouf » ce qui ne veut rien dire en kangourou, mais se rapproche de « je crois que Julien est en train de perdre le raisin ». Ils sont cons ces kangourous… on dit « perdre le raton »
*Fort Bravo est le nom du fort playmoblil (R TM) que j’avais d’ailleurs en ma possession lors d’une jeunesse passée et qui m’a valu de longues heures d’assauts par les Indiens qui finissaient par tous crever. (NDLA)
Sur ce, c’étaient mes dernières affabulations plus ou moins délirantes, puisque je suis sur le point de faire mon coming out, vous aurez la joie, la rage ô le déséspoir de me voir en chair et en string d’ici peu, à moins que je ne meurs étouffé dans mon propre vomit, entouré de nymphettes à moitié à poil, dans une piscine de gerbe et une marre de chiasse, en train de me faire appliquer l’excrément Ksion.
Good Tie !